ETERNAL DREAM…
Notre dernière tentative n`aura pas été la bonne…Dépités, nous quittons Sun terrasse, et avec nous tout le matériel qu’il a été si difficile d’acheminer jusque la. Nous sommes partis voilà deux jours du camp de base pour bivouaquer a Sun terrasse, et tenter sur deux jours l’ascension du mur final. Malheureusement, la neige le vent et le froid ont eu raison de notre détermination.
En arrivant sur l’épaule, je constate déçus que David et Gaz partis a minuit du camp de base (4heures avant nous), n’ont pus gravir qu’une des longueurs en 7a, l’accès leur ayant déjà coute beaucoup d’efforts. J’achève pendant ce temps de hisser le dernier sac, couvert de mon épaisse doudoune et de ma veste en gore tex, tellement le froid est vif.
Je vois nos derniers espoirs s’envoler quand un épais voile nuageux finit par nous envelopper. Nous rejoignons rapidement Gaz et David, et installons nos tentes pour nous mettre à l’abri. Le givre ne tarde pas à tout recouvrir, mais une fois sous nos tentes nous parvenons quand même à nous réchauffer. Je téléphone a Yan, de Météo France, son bulletin ne nous rassure pas ; ce qui devait être une journée avec quelques cumulus neigeux, c’est avérée être une journée dantesque a cette altitude (5600 mètres). Nous avons l`impression que l’hiver s’installe, et les couches de neige fines s’accumulent, et d`apres Yan, il n`y a rien de mieux a attendre des jours suivants.
Nous dormons sur cette minuscule vire suspendue en plein vide, attendant le lendemain et sa promesse d’amélioration.
Au réveil, toujours le froid et une nouvelle pellicule de neige qui en ajoute a la précédente. Le paysage est splendide, la tour est désormais retranchée derrière une belle carapace de givre ; le soleil tarde à percer, aujourd’hui encore la neige ne fondra pas.
Nous nous retrouvons tous sur une des vires, pour tenir « conseil », attaches à une main courante. La décision ne tarde pas, nous allons rebrousser chemin.
Très déçus certes d`avoir déployé tous ces efforts, et ces mois de préparations, mais nous nous rendons a l’évidence : les conditions sont devenus trop difficiles.
Maintenant il faut plier bagage, redescendre tout ce matériel. Nous préparons deux sacs de hissages volumineux avec nos cordes, tentes, duvets et matelas, et les précipitons en bas en direction du camp de base avance. Ils font un saut de 700 mètres environ !, puis nous entamons les rappels.
Gaz et moi ; nous nous chargeons de déséquiper les cordes fixes, cela prend beaucoup de temps…A 16 h nous nous retrouvons tous au camp de base avance (4900 metres), tous les sacs y sont rassembles, a peine endommagés par leur saut. La neige tombe, nous entamons sans un mot la dernière descente, nous reviendrons récupérer le matériel dans quelques jours…
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